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Une rentrée bien chargée pour les analystes
« La fin de la Bourse de Paris ? » Le titre du journal Le Monde du 4 septembre 2012 traduit les inquiétudes grandissantes des acteurs : « La Bourse de Paris n’intervient plus que pour quelque 6 % dans le financement des entreprises contre 25 % en 2002 et 40 % en 2008 ». Même constat pour le rapport du Comité d’orientation stratégique (COS) PME-ETI de NYSE Euronext : « Depuis la crise, les marchés financiers sont devenus, pour ces entreprises, [ndlr : les PME-ETI] davantage une source d’aléa ou de coût qu’un moyen de financement ».
En conséquence de quoi, le COS propose la création de la Bourse de l’Entreprise rassemblant les sociétés actuellement cotées sur les compartiments B et C d’Euronext et de NYSE Alternext. Au démarrage, les quatre places financières nationales sur lesquelles opère NYSE Euronext (Belgique, France, Pays-Bas, Portugal) seraient concernées.
La SFAF a accueilli favorablement cette initiative et s’est saisie du dossier durant l’été. Dans un premier temps, elle a participé à la réponse émise par l’Observatoire du financement des entreprises évoquant le modèle économique, l’ouverture du capital et la gouvernance. Dans un second temps, l’association a demandé que soit mise en avant une véritable politique de l’offre et a proposé de refonder les documentations obligatoires et d’héberger la production de documents émanant des émetteurs et des analystes financiers1. Un autre thème d’actualité nous a mobilisés : celui de la rémunération des dirigeants d’entreprise.
Dans sa réponse adressée mi-septembre à la direction générale du Trésor, la SFAF a mis l’accent sur la transparence de la politique de rémunérations des dirigeants, sans vouloir alourdir la réglementation. Elle a rappelé que ce n’est pas l’entreprise qui est morale mais les individus, et spécialement ceux qui la dirigent. Nous préconisons donc la mise en place de ratios autour de grands équilibres, celui du portefeuille d’activités et celui de la rentabilité1.
L’association se concentre également sur la prise en compte grandissante des facteurs ESG2. Car tous les acteurs financiers, émetteurs comme investisseurs, sont concernés par cette approche élargie de la finance, à travers notamment la mise en place d’un rapport intégré. L’interdépendance des données financières et extra-financières et les implications dans la stratégie de l’entreprise ont été analysées lors de notre conférence du 11 octobre.
Sur ces différents sujets comme sur bien d’autres, la SFAF remplit sa mission : faire progresser les réflexions et aider les acteurs à agir.
MARIE-PIERRE PEILLON Présidente de la SFAF
1- Tous les documents communiqués par la SFAF sur ces deux sujets d’actualité peuvent être consultés sur le site www.sfaf.com/actualités. 2- Environnement, Social, Gouvernance. |